Acheter une Buell

published 03/04/2017 | last modified 03/04/2017

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Buell X1 de 2002, cadre tubulaire.

Acheter une Buell c’est d’abord vouloir être un brin anticonformiste.
Vous roulerez sur une meule au look unique, au son unique, à la mécanique solide mais légèrement périmée. Vous serez “à part”.

Les Buellistes aiment aussi leurs motos car elles sont taillées dans l’acier et l’alu américains. Mais si chez Harley vous rencontrerez parfois des “motards des dimanche”, plus portés sur les chromes que sur la prise d’angle, je crois pouvoir dire que les Buellistes sont des motards à 100%, qui partagent des valeurs typiquement “motardes” : la route, le pilotage, le goût de la rigolade et du partage, et la profession de la mauvaise foi.

Quels sont les points à savoir quand on veut acheter une Buell ?

Pour acheter une meule d’occasion, il y a des procédures ! des étapes à respecter, des points à vérifier. Cet article n’a pas vocation à les énumérer mais c’est un passage obligé.

Mais le point majeur, essentiel, que je répète à l’envi reste encore et toujours : “Essaie la meule !
Sous-entendu : essaie-la bien, essaie-la longtemps, essaie-en d’autres, fais-toi une idée, et n’achète que si tu kiffes. Vous n’avez aucun intérêt à acheter une Buell, si vous n’êtes pas heureux dessus. Cela vaut pour n’importe quelle moto !

Après, quelques points de détail à prendre éventuellement en considération :

  • cylindrée : pourquoi acheter un 980 quand vous pouvez acheter un 1200 ? S’agissant de moteurs de conception ancienne, un 1200 Buell n’a rien à voir avec un 1200 japonais ! donc je vous conseille d’opter de suite pour un 1200.
  • type de buell : certains modèles (dont la X1 ci-dessus de 2002) disposent de moteurs bien libérés d’origine, donc “ça envoie du lourd (1)” ; d’autres modèles plus récents (les XB…) disposent de moulins respectant les normes d’émission du moment, et sont donc moins “punchy”. Prenez le temps de tester.
  • si vous ne faites pas l’entretien vous-même : pour les opérations basiques (vidange, filtre), direction la concession moto de votre choix (au pire vous achetez les consommables sur le web si votre concessionnaire ne les a pas) ; par contre, si y’a un souci sur le moulin (ne tirez pas dessus comme sur une Jap, vous casseriez tout), c’est direction la concession Harley-Davidson… et c’est pas sûr qu’elle vous la prenne. Mais rassurez-vous, on trouve des “gris” (anciens mécanos harley) qui accepteront avec plaisir de travailler sur votre Buell, pour une tarification horaire très raisonnable.
  • perso, pour la facilité et le coût d’entretien, je préfère largement les cadres tubulaires : tout est bien accessible.
  • tous les ans, votre Buell prend de la valeur : vous devez pouvoir la stocker bien à l’abri des regards, dès l’achat. On n’achète pas pas une Buell pour investir, mais le fait est que vous la revendrez toujours plus cher au final.

Last but not least, la communauté des Buellistes est discrète mais semble extrêmement active, notamment… hors de l’hexagone : Italie, Allemagne, Australie… Les Buellistes forment une vraie famille, qui saluera votre “courage” d’avoir bien voulu la rejoindre :)

(1) : encore une fois, un moteur de Buell ne pourra jamais rivaliser avec un moteur japonais sur des critères classiques. La philosophie d’un motoriste américain et d’un motoriste japonais sont différentes.

Plus de détails sur l’article dédié au choix d’une Buell.