Comment anticiper les crevaisons ?

published 15/05/2015 | last modified 29/02/2016

Introduction

Jeune biker, je psychotais pas mal sur la crevaison. En VTT, ça se répare tout seul. En moto, on déjante pas un pneu en 5 min, et on trimbale pas de chambre à air neuve ni des rustines “naturellement” (oui, ma Harley a un pneu à chambre à l’avant).

L’idée même de devoir appeler l’assistance pour une crevaison, panne “non noble” et un peu bête, me hantait. Jusqu’à ce que je creuse un peu le sujet, avec un journaliste de Motomag. Voici les conseils dudit journaliste, qui, je le précise, dispose de toute l’expérience et de tout le matériel pour réparer un pneu lui-même rapidement. En résumé, il est déjà passé par là et m’a fait profiter de son expérience en la matière.

Question 1 : sur quel type de route roules-tu ?

Si tu fais du TT (tout-terrain) et/ou tu roules sur des routes de piètre qualité, la crevaison te guettes. Là, il te faut un minimum d’outils et de connaissance pour savoir y remédier.
Certaines techniques témoignent d’une débrouillardise toute motardienne, comme celle qui consiste à se servir de béquille de la moto pour déjanter le pneu. Ouiche ! et on m’assure que c’est réalisable seul (alors que la moto n’a plus qu’une roue, évidemment).

Si tu roules sur des routes bitumées d’Europe de l’Ouest (France, Espagne, Portugal, Royaume-Uni, Allemagne…), tu ne risques quasiment rien. Les routes sont en bien meilleur état que dans les années 70 ou 80, où l’équipement anti-crevaison restait de rigueur.
Bon à savoir cependant : plus un pneu est neuf, meilleure est sa résistance : il est plus épais, et sa gomme est en meilleur état. A méditer avant de partir faire un long trip…

Question 2 : quel matériel embarquer ?

Si tu fais du TT, embarque un kit de réparation tubeless avec cartouches de gaz incorporées (pour regonfler) ; si tu es équipé en chambre, ma foi, il faut idéalement les démonte-pneus et une chambre à air de rechange. Des rustines spéciales moto sont également proposées à la vente.

Si tu fais de la route en Europe, embarque le même kit de réparation tubeless, et c’est marre. Si tu as un pneu à chambre à l’avant, pars du principe que la probabilité de crever est infime, et qu’en cas de crevaison, le plus simple (et peut-être même le plus rapide) reste de faire appel à l’assistance. Statistiquement, on crève plus de l’arrière que de l’avant, car le pneu est plus large, et les contraintes qui lui sont appliquées, sont supérieures.

Conclusion : qu’ai-je appris ?

J’ai appris que pour mon futur trip d’une semaine sur les routes bitumées de France :

  1. j’en profiterai pour monter un pneu neuf à l’arrière (mon pneu avant est neuf)
  2. j’emmène mon kit de réparation tubeless…
  3. …et je pars du principe que crever de l’avant, est hautement improbable