Trip | Barcelone Jour 2

published 25/04/2016 | last modified 26/04/2016

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Si les Gorges du Tarn sont belles, les Gorges de la Jonte sont juste incontournables
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Montée vers le Mont Aigoual : super bitume, supers virages, super vue
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Station météo au sommet du Mont Aigoual
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Cantobre
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Une vue des Causses : c’est “plat”, après ce que je viens de traverser
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Lunas

Le lendemain je pousse jusqu’au village de Castelbouc, blotti au pied du massif sur lequel culminent les ruines du château. Je suis entré dans les Gorges du Tarn et j’ai quitté l’Ardèche pour les Cévennes et les Grands Causses.

L’habitat cévenole illustre la rudesse des lieux. Les maisons de pierre grise sont alignées au cordeau, elles se serrent les coudes. Même les villages plus ou moins désertés sont pleins de dignité, solides et structurés. Ca me plaît bien. Rien à voir avec d’autres régions de France où l’habitat ne présente ni cohérence d’ensemble ni caractère durable.

Pour l’anecdote, je m’achète de quoi faire un sandwich dans une bourgade. Le taulier de la supérette regarde ma carte bleu (y’en a pour 12 euros environ) et me dit :
– C’est quoi ça ?
– Euh une carte bleue ?
– Connais pas.

Ca sent un peu le second degré tout ça, le logo CB est bien collé sur la porte et j’aperçois la machine dans un coin. J’éclate de rire et le gars de m’expliquer qu’il ne prend pas la CB à cette période de l’année, pas assez de clients. Et puis les banques se goinfrent sur les frais téléphoniques nécessaires aux transactions. Et cet enculé (dixit) de ministre de l’Economie (Sapin ?) qui veut obliger les petits commerces à accepter la CB à partir d’un euro !

Bref mon Cévenol pur jus veut du liquide et me montre le distributeur à 80 mètres. “Pas la peine” je réponds, j’en ai. Je le paie, on taille une bavette. Ne supportant plus le jacobinisme du gouvernement et de l’UE, favorable à une très large décentralisation des pouvoirs et des réglementations, j’abonde dans son sens.

En repartant, au vu de mon itinéraire, il me conseille de reprendre de l’essence… et du liquide ! Et de rajouter : “Ici tu es dans les Cévennes, p’tit gars.”